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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 23:10

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1 Powerful One

2 Return Of The Savage feat Raekwon & RZA

3 King Of New York feat Raekwon

4 Rise Up feat Scarub

5 Daily News

6 Get The Money feat Vince Staples

7 Death’s Invitation Interlude feat RZA

8 Death’s Invitation feat Scarub, Chino XL & Lyrics Born

9 Let The Record Spin Interlude feat RZA

10 Let The Record Spin feat Raekwon

11 Blackout feat Raekwon

12 Resurrection Morning feat Raekwon & Bilal

13 Life’s A Rebirth feat RZA

 

 

 

Label : Linear Labs

 

Date de sortie : 10 Juillet 2015

 

45 ans passé et Ghostface Killah est toujours bel et bien la, à sortir année après année ses disques. Seulement quelques mois après son dernier album solo, 36 Seasons [Que j’ai chroniquer ici même], sortit quasiment en même temps que le [Finalement] décevant A Better Tomorrow du Wu Tang Clan, le vétéran new-yorkais vient nous proposer la suite de son bijou Twelve Reasons To Die sortit en 2013 sous la houlette artistique de l’incroyable Adrian Younge [Que vous devez commencer à connaître si vous venez souvent vous perdre ici]. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, cette suite est également sous la supervision d’Adrian Younge et s’intitule Twelve Reasons To Die II.

 

Etant une suite, et n’ayant pas chroniquer le premier volume, je me dois de vous faire un rapide résumé du premier opus. Vous le savez [Du moins je l'espère] Ghostface Killah aime les albums conceptuels, faisant aller et venir ses personnages, dont Tony Starks, son principal alter ego depuis prés de 20 ans. Or depuis 2013, l’ami Ghostface s’amuse à explorer les sonorités “morriconienne”, terme provenant du compositeur italien Ennio Morricone [Pour une poignée de Dollars, Il était une fois en Amérique ndlr] qui a pas mal officié dans la composition de bande son du type giallo, domaine dans lequel on peut [Doit] citer Dario Argento [J’ai bosser, qu’est ce vous croyez].

 

Le giallo est un genre cinématographie née érotico-sanglant venue d’Italie. Il y a parfois un aspect fantastique, ce style a été très populaire dans les années 60/70 mais est devenu avec le temps un sous genre de la série B même si son esthétique est encore utilisée aujourd’hui [Coucou Tarantino]. Twelve Reasons To Die était marqué par cette influence, dans sa conception, son écriture. Et lorsque le tout est sublimé par le talent d’Adrian Younge à la composition, qui aime ce genre d’influence venu d’un autre temps, aux sonorités très analogiques, on ne peut que faire mouche.

 

Voila pour la partie cinémato-historique, voyons ensemble le résumé de l’épisode précédent. Tony Starks officie dans le New York des sixties en tant qu’homme de main de la famille DeLuca. Respecté dans la profession mais en ayant marre du manque d’estime envers lui de la part de ses employeurs, il décide de fonder sa propre organisation, le Black Syndicate. S’en suit alors une guerre des gangs déclenché par Tony lui même, qui en plus de cela tombe fou amoureux de la fille du patriarche DeLuca : la belle Logan. Cet amour causera malheureusement sa perte, Logan le trahira, le livrant aux DeLuca qui le tuère sauvagement. le jetant dans un chaudron de vinyles en fusion. Les restes de Tony furent dispersés dans 12 disques pressés à partir du contenu du chaudron. Chaque disque est distribué à un membre de la familia. Oui mais voila, à chaque fois qu’un disque est joué, le fantôme de Tony apparaît, s’auto-proclamant Ghostface Killah, venu crier sa haine envers ses meurtriers dans une vendetta sanglante.

 

Le premier volet était, je le répète, un bijou de conception tant sur la forme que sur le fond, mais également l’objet en lui même [Cette cover !] et l’ami Ghostface n’avait pas fait les choses à moitié. Vous le savez, ici on aime les beaux produits. Et bien l’album est inspiré d’un comics que Ghostface a écrit et qui a été créer peu avant l’album, des posters on été réaliser reprenant l'esthétique des giallo d’antan, Vinyles avec couvertures alternatives en italien, Tshirts etc … C’était donc avec une grande impatience que j’attendais cette suite. Une cover faisant référence directement au premier volet, mais ma préférence va à la première. L’album avait également été entièrement reproduit par Apollo Brown qui en avait fait quelque chose de bien différent mais de très bon également sous le nom de Twelve Reasons Toe Die : The Brown Tape [A écouter ! ndlr] Bon, plongeons nous enfin dans ce deuxième acte avec Twelve Reasons To Die II.

 

Aprés l’introduction Powerful One, qui fait office de lever de rideau, c’est véritablement avec Return Of The Savage que l’album se lance, et de manière remarquable ! Le morceau est l’occasion d’introduire un nouveau personnage ce gialli sur disque [Un gialli / des giallo]. Lester Kane a vu sa famille se faire assassiner par Luther Luca, pour se venger, Lester fait une descente sanglante dans un des clubs contrôlés par le clan DeLuca, c’est ainsi qu’il met la main sur 12 mystérieux vinyles soigneusement enfermés dans un coffre fort. En guise de trophée Lester fait jouer les vinyles renfermant le fantôme de Tony Starks. Lester Kane et Ghostface Killah vont alors s’allier afin d’anéantir les DeLuca une bonne fois pour toute.

 

Le morceau place ainsi la ligne directrice de l’album. On retrouve avec grand plaisir RZA dans le rôle de la voix off, mais surtout Raekwon dans le rôle de Lester Kane, le beat minimaliste d’Adrian Younge renforce cette alliance. Le fantôme est libérée de sa prison et cela n’augure rien de bon pour les DeLuca. Personnage important de la fresque que met en place Ghostface Killah, Raekwon est présent sur pas moins de 5 titres sur l’album. King Of New York connaît quelques envolées mélodiques bien plaisantes, Let The Record Spin quand à lui propose un refrain dramatique et une ambiance plus pesante, tandis que Blackout fait figure de feu d’artifice sonore, véritable climax de ce drama. Le duo dynamique est de nouveau réunis [Cette fois-ci épaulé par Bilal] sur le très soulful Resurrection Morning.

 

Raekwon et RZA ne sont pas les seuls invités de Twelve Reasons To Die II. Ghostface Killah à également invité le jeunot Vince Staples sur l’endurant Get The Money. La basse dissidente d’Adrian Younge rythme avec merveille le morceau, et Vince Staples assure son rôle au coté du vétéran. Une bonne surprise. Sur Death’s Invitation, c’est Scarub [Du groupe Living Legend] Chino XL et Lyrics Born qui viennent poser leurs couplets. Le morceau nous décrit le massacre de la famille DeLuca, un carnage que les Mcs illustrent par le rythme élevé de leurs prestations, avec succès.

 

A la fin de Life’s A Rebirth, le rideau rouge tombe sur la scène, les lumières se rallument et il est temps de faire un point sur ce deuxième volet. Dans un premier temps, l’album tient la route, et prend parfaitement la suite du premier. L’histoire qui nous est présenter est sympathique à suivre si on est dans le délire, de plus, les multiples apparition de Raekwon nous rappelleront le bon temps de Only Built 4 Cuban Linx, et le plaisir d’entendre la voix d’RZA [Même en tant que narrateur] et toujours présent. Je parlais précédemment de l’aspect très analogique du disque, en effet le travail d’Adrian Younge à la composition est colossal, le mec à quasiment jouer de tout les instruments durant la production de l’album, le tout réunis offre un résultat sonore proche du vinyle d’époque. On ne peut que respecter l’amour et l’affection qu’ont Ghostface et Adrian Younge pour nous faire ressentir ce genre d’ambiance et offrir à l’auditeur une expérience d’écoute unique. On est véritablement plonger au coeur des influences des séries B italiennes, bien loin des influences du Wu Tang bien plus orientales.

 

Néanmoins, je dois avouer préférer le premier volet. Malgré le travail de titan qu’elles sont demander, les productions de l’album me paraissent plus sèches, moins mélodiques que sur Twelve Reasons To Die premier du nom. Surtout si vous avez comme moi encore en tête l’album Sour Soul que Ghostface sortait en début d’année avec BADBDADNOTGOOD. Voila pour la forme. Pour le fond, je trouve Ghostface Killah moins investit dans l’écriture, les paroles de Tony Starks semblent moins poétique, plus rentre dedans, un brin moins fantastique que de ses précédentes mésaventures. On ne ressent ici que la rage du fantôme, certes il vient pour se venger mais on a par exemple peine à croire qu’il est un jour aimer Logan. Sans foi ni loi, le personnage n’est que violence et brutalité.

 

Si comme moi vous avez aimer le premier opus, vous ne serez pas perdu, ni déçu. Mais si vous recherchez un brin de nouveauté, plus de soul, tournez vous plutôt vers Sour Soul, Twelve Reasons To Die II marche peut être beaucoup trop dans la continuité de son premier épisode. En écrivant cette chronique je me suis dit qu’il aurait été sympa, et bien vu, de faire évoluer les sonorités en fonction de l’année durant laquelle se déroule les événements vu que Twelve Reasons To Die II se passe quelques années après le premier. Je pense sincèrement que nous auront le droit à un troisième volet, pourquoi ne pas faire intervenir Method Man ? Ce genre de délire est fait pour lui. Ghostface et Adrian Younge pourrait nous pondre une conclusion dans les 80’s ? Le délire me botte d’avance.

 

Bref, Twelve Reasons To Die II est une nouvelle pierre à l’édifice de la carrière de Ghostface Killah. Le vétéran continue sa route de fantôme de l’opéra du rap, nous offrant année après année des projets plus ou moins bons, mais toujours réfléchis et travaillés, et ça, on ne peut que le respecter. Prochain projet pour Ghost ? L’album en commun avec MF Doom … Tu la sens venir la tuerie ?

 

Si vous avez aimer Twelve Reasons Toe Die II, allez jeter une oreille à ses différents projets

 

 

  

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Published by La Hyène - dans Chroniques Us
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